Le meilleur de voeux

L’année 2020 est enfin terminée. Est-elle derrière nous ? Je ne crois pas. Elle ne peut pas s’effacer. Chaque année, on sait bien que changer d’année ne change pas grand chose mais… Souvenez-vous de ce premier confinement. Le temps arrêté. La nature avait pris le dessus sur nous, elle se développait avec splendeur. Elle faisait sa vie pendant que nous mettions les nôtres en pause. On se souvient tous de ce qu’on faisait le 11 septembre 2001. Plus heureux, on se souvient tous être allés voir Titanic au cinéma début 98. La même année, on soutenait Zidane. Pour pleurer son coup de boule 8 ans plus tard. Il y a des moments qui marquent, des moments qui changent. Toute cette année nous a changé. L’effet papillon plus que l’effet Covid parfois.

En 2020, j’ai cru séparer l’écrivain de ma personne. Pouvoir vivre une vie sans histoire, sans divertir, sans coucher sur le papier ce qui m’aide finalement à être ancrée dans ma vie. Résultat ? Je me suis oubliée. J’ai même disparu. Oui. 2021 ne me fait pas oublier que la vie CONTINUE et qu’elle change petit à petit. Comme la nature, il faut faire preuve de patience pour renaître, s’épanouir.

2020, du point de vue de l’écrivain, ça a été une lecture et un texte publié. Otages de Nina Bouraoui est rangé dans ma bibliothèque et pourtant, je le repère dès que j’entre dans mon salon. Ce livre me rappelle que tout vient au bon moment. Quand nous sommes prêts. Et cette Lolita Triste que vous avez été si nombreux à lire (merci, quel sentiment incroyable !) m’a permis de parler de quelque chose dont je n’avais jamais parlé depuis presque 20 ans. J’aurais appris en 2020 qu’il faut aussi dire tout ce dont on a besoin d’exprimer aux personnes qui nous sont chères car il n’est pas facile de se rattraper des années plus tard.

En 2021, je n’ai qu’un vœu : faire exister l’écrivain.

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