L’écrivain, son histoire et ses proches

La question de faire lire mes histoires à mes proches me tracasse beaucoup et ce depuis toujours. Que ce soit ma mère, ma voisine, ma collègue de travail, j’ai toujours peur de leurs réactions. Ils peuvent voir des messages qui n’en sont pas (ou pas les bons), des aspects autobiographiques (ou une idée qu’ils se font de moi ou d’un événement) ou encore trouver l’histoire ennuyeuse et me trouver stupide. Oui, je sais, l’avis des autres comptent trop pour moi.

Beaucoup d’auteurs écrivent pour eux, pour ce besoin presque vital d’écrire. J’écris pour les autres. Vraiment, je ne vois pas l’intérêt de laisser une histoire dans un tiroir. Créer est vital pour moi et l’écriture est un moyen comme un autre. Au quotidien, je mets de la créativité dans presque tout. Mais écrire, je le fais pour divertir et récupérer deux ou trois compliments (non, je n’ai toujours pas honte).

Quand j’ai reçu mon tout premier exemplaire d’A jamais et de tout temps, ça ne m’a fait ni chaud ni froid. Quand ma mère m’a dit « Je vais lire A jamais et de tout temps« , mon corps a découvert la tachycardie.

Et vous alors ? En tant qu’auteur, comment gérez-vous cet aspect de votre vie avec vos proches ? Et pour vous, lecteur, avez-vous déjà changé votre point de vue à propos d’un auteur après avoir lu l’un de ses livres ?

2 thoughts on “L’écrivain, son histoire et ses proches

  1. Je dois avouer que plus le temps passe et moins je me sens à l’aise à l’idée de faire découvrir mes écrits à mon entourage. À vrai dire, il y a dix ans,c’était une nécessité et aujourd’hui, cette opération me terrifie. Sans doute, parce que, directement ou indirectement, je mette beaucoup de moi dans mes livres et que chaque personnage soit issu d’une facette de ma personnalité ou de celle de mes proches. La crainte du jugement y est donc pour beaucoup, il faut apprendre à gérer ça (ce n’est pas gagné!)… Il m’est donc beaucoup plus facile d’accepter les éloges ou les critiques d’un lecteur ou d’une lectrice qui ne me connaissent pas sous toutes les coutures… Là, je me dis: objectif atteint: toucher un lecteur qui n’aurait aucun intérêt à aimer mon livre 😉

    1. C’est vrai que, si un proche me dit qu’il a aimé mon livre, je ne vais pas le croire ou je vais douter de son jugement… Un inconnu, alors là c’est jackpot !
      En tous cas, je ne suis pas seule dans cette crainte de montrer mes écrits à mes proches et ça me rassure. Je ne sais pas comment se porte la relation entre Clara Morgane et sa mère mais pas sure qu’elles papotent boulot ensemble 😉

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