Le blog officiel de Charlotte Boyer

Ecrivain émergent

   mai 29

Mes alliances d’Elizabeth Gilbert

mes alliances

Résumé : À la fin de son périple autour du monde, qu’elle a relaté dans Mange, prie, aime, Elizabeth Gilbert s’éprenait de Felipe, un citoyen australien né auBrésil. Ils se sont juré fidélité, mais, échaudés par des séparations douloureuses, se promettent de ne jamais convoler en justes noces. Le Ciel, ou plutôt l’Immigration américaine, en décide autrement : le couple doit se marier pour que Felipe obtienne un visa. « Condamnée » au mariage, Elizabeth Gilbert décide de juguler sa peur de l’institution en s’y intéressant de plus près, tout en parcourant l’Asie du Sud-Est avec son compagnon. Écrit avec l’intelligence et la sensibilité qui ont fait sa renommée, Elizabeth Gilbert s’attache à envisager le mariage sous tous les angles, dans toutes les cultures, sans éluder les sujets qui fâchent : l’argent, le désir, la fidélité, les traditions familiales, le risque de divorce…

Mon avis : Alors que mon mariage approche, j’ai eu envie de découvrir ce livre. J’ai vu Mange, prie, aime au cinéma mais ne l’ai pas lu. Sa suite me tentait vraiment et je n’ai pas été déçue. Je ne sais pas s’il a été écrit comme son prédécesseur mais Mes alliances est un mélange de narration et d’étude sociologique qui prouve que le voyage est encore ce que l’on a fait de mieux pour nous aider à prendre des décisions. Un livre drôle, réaliste et parfaitement en phase avec son époque que je recommande à ceux qui se rapprochent de leur mariage ou qui le vivent depuis plusieurs années.

Mange, prie, aime

Julia Roberts et Javier Bardem dans Mange, prie, aime.


   mai 28

Quand arrive la dernière page

Ce soir, je ne vous écris toujours pas pour vous dire que j’avance dans l’écriture de La semaine interdite mais pour parler de lecture à nouveau.

Samedi, j’ai eu la joie de voir s’installer chez moi une nouvelle bibliothèque de la marque qui « Njut » à tout va. Enfin ! Je peux maintenant voir les tranches de mes livres toutes dans le même sens car ça y est, l’Ordre est arrivé ! Je peux aussi voir les livres qu’il me reste à lire et… Ô joie ! En ajouter !

Aucun souci me direz vous… Et bien si ! Franchement, soyez honnêtes comme je vais l’être avec vous là, maintenant, tout de suite : quand arrive la dernière page du roman qui nous a accompagné toute la semaine ou le mois, ce n’est pas terrible de savoir que dans quelques minutes, vous refermerez ce livre, qu’il vous a livré ses secrets et que ces moments ensembles sont terminés ? J’ai toujours un sentiment étrange quand arrive la fin d’un livre. Je suis prise par l’excitation de connaître la dernière phrase alors je lis plus vite mais mon coeur s’emballe signe que l’émotion devient trop forte. Heureusement, les livres se referment, trouvent une place sur une étagère mais on ne les oublie jamais. Si cela arrivait, leurs tranches nous diraient : « Tu es bien certaine de m’avoir déjà lu ? Allez, reprends-moi ! Quand tu tourneras la dernière page, c’est une nouvelle de ta vie qui s’écrira ».


   mai 24

A défaut d’écrire, je lis

J’aurais pu aussi intituler cet article : « La Semaine Interdite ne progresse pas mais ma pile à lire commence à être lourde » ! Je suis sans doute une petite joueuse surtout par rapport à Delphine et George mais j’apprécie tout autant qu’elles mes lectures et les moments qu’elles me procurent. Aujourd’hui, au travail, je m’imaginais dans un hamac avec l’un des trois livres que je venais d’acheter. Pas très sérieux mais ça ne fait pas de mal.

J’aurais également pu intituler cet article « La Semaine Interdite ne progresse pas et on peut dire que je suis discrète sur le net côté promo« . C’est tellement dur de trouver la force d’écrire un article ici après une bonne journée de travail. J’avoue que ma tête est en mode off après le boulot alors si je vous écris, c’est rapidement sur Twitter… Mais je sais que je devrais reprendre le rythme car quand La Semaine Interdite sera là, il me plaira de vous en parler et bien sûr, d’être entendu !

Je vais bien trouver une astuce pour être plus présente… Des idées les bosseurs ?

MontagneDeLivres


   mai 20

Si la critique est aisée, l’art est…

Mais ce n’est pas une raison pour faire l’autruche et j’ai décidé de retoucher tous mes livres ! Oui ! A jamais et de tout temps, Trois cents secondes et Adrien Poche vont être retirés de la vente et les coquilles et autres fautes vont être chassées. Je ne vais pas retoucher les textes en eux-même car je veux qu’ils reflètent cet époque de ma vie. Plus d’un an est passé depuis la publication d’Adrien Poche et je veux de tout coeur vous offrir un nouveau livre digne de ce nom. Finalement, quoi de mieux qu’un bouche-à-oreille de qualité sur mes livres précédents pour promouvoir un petit nouveau ?

Il y aura encore des doutes et des réponses vides ou pleines de rejets de la part d’éditeurs mais il ne faut pas oublier l’essentiel : les moments d’écriture, vos moments de lecture et bien sûr, cette attente d’avoir votre avis, bon ou mauvais mais qui me fait toujours avancer et me rappelle pourquoi mes manuscrits ne restent pas dans un tiroir.


   mai 15

Mon roman, mon Everest

La semaine dernière, j’ai reçu une critique (mauvaise mais très constructive) de mon recueil de nouvelles Trois cents secondes. Et alors que je sais pertinemment que cette personne a raison sur certains points, je me sens perdue aujourd’hui face à mon roman. Je me demande si je suis capable de fournir un bon roman à mes lecteurs, d’être à la hauteur de cette tâche et si je ne fais pas tout cela pour rien. J’ai parfois l’impression d’être une opportuniste dans ce milieu, que le temps des « oh » et des « ah » est révolu et que mes lecteurs sont passés à autre chose. Bien sûr, arrêter l’écriture de La semaine interdite m’ait déjà venu à l’esprit mais je ne peux pas non plus. Laisser mes personnages dans une telle situation m’est impossible et puis, jeter un manuscrit de tant de pages est insultant pour ces heures passées à l’écrire.

Le doute est normal. Mais le doute est long.

Mont Everest


   mai 09

Que de lectures !

Vous l’aurez remarqué : hier, marquait le retour d’article traitant d’autre chose que de mes lectures. Mon dernier article datait du 20 mars lorsque je vous demandais à quel moment corriger son texte.

Que s’est-il passé depuis ? J’ai pas mal lu comme vous pouvez le voir mais j’ai aussi noté des idées pour mon premier roman, La semaine interdite. Finalement, mes dernières lectures de roman m’aident à écrire… un roman. J’étais plutôt adepte du recueil de nouvelles (A jamais et de tout temps, Trois cents secondes…) et passer au roman est pour moi un exercice très complexe. Pourtant, à mesure que les semaines passent, je vois la tâche diminuer bien sûr mais aussi se simplifier. Je suis « dans » mon roman, lancée dans la course avec mes personnages et je n’imagine pas encore poser le point final bien que je m’en approche dangereusement.

Pourquoi dis-je « dangereusement » ? Parce qu’alors une nouvelle étape dans l’écriture commencera : la relecture avec les retouches. Sans penser aux fautes d’orthographe que je vais devoir chasser, ce sont des paragraphes entier qui vont s’ajouter, disparaître, se remplacer, se déplacer… Mon roman sera alors un édifice dont toutes les pierres ne seront pas encore à leur juste place.

Je croise les doigts pour que le château ainsi construit n’ait aucun robinet qui fuit.

Les mots


   mai 08

La semaine interdite, ça vous inspire quoi ?

La question m’est venu après qu’on m’ait demandé si j’écrivais un roman érotique ! Si si, érotique ! Bon, bien sûr, ce ne sera pas le cas mais j’étais loin de me douter que le groupe de mot « La semaine interdite » pouvait avoir un caractère sexuel !

Pour moi, l’interdiction était pondérée par « la semaine » qui brouille les pistes : « Qu’est-ce qu’une semaine interdite ? » avais-je envie de vous voir demander. Et puis, une fois la couverture de Damien Wake en circulation sur le net, je pensais voir plusieurs questions émerger.

Je dois avouer que plein d’idées me sont venu mais alors l’érotisme, pas du tout !

Et vous ? Que vous inspire « La semaine interdite » ?

"La semaine interdite" par Damien Wake

   mai 07

La boite de June de Déborah Galopin

La boite de June

Résumé : Lorsque June, jeune fille énigmatique et rêveuse, couche sur papier ce qui lui emplit le coeur et l’esprit, elle enveloppe ses mots d’émotions pour livrer des textes poignants. Personne torturée et constamment en quête d’elle-même, elle dévoile ses maux et ses sentiments les plus intimes à travers son journal, y mêlant amour, amitié, solitude et mal-être intérieur. La boîte de June est le récit quotidien d’une jeune fille qui pourrait bien se cacher au fond de tous, elle évoque les souffrances de l’adolescence et les réflexions sur l’essence même de la vie. Noyée parmi l’encre de ses mots, elle n’aspire qu’à une chose : être en paix et en harmonie avec son âme.

Mon avis : Je dois être franche, je ne suis pas allé jusqu’au bout. Je vais commencer par ce qui m’a le plus épaté (et c’est le mot) : l’écriture. Toutes les phrases que j’ai lu sont magnifiques ! Déborah a un style plaisant, plein de grâce et de poésie. Honnêtement, j’ai rarement vu un livre où toutes les phrases sont aussi belles. Là, ce n’est pas un paragraphe mais chacune des lignes de ce roman qui sont superbes. Mais pourquoi n’ai-je pu aller jusqu’au bout ? Je pense que je ne corresponds pas à la cible des lecteurs. La boite de June, c’est le journal intime d’une adolescente d’aujourd’hui. Si vous êtes encore dans cette période, foncez. Vous allez adorer vous retrouver dedans. Si vous êtes parent d’un ado, allez-y aussi et n’ayez crainte : vous en apprendrez beaucoup sur vos enfants sans avoir à fouiller pour trouver leur journal intime. Car oui, La boite de June, c’est le journal de tous les ados. Et comme mon adolescence n’est pas si loin, je dois avouer que retomber dedans ne m’enchante guère. J’ai vraiment eu le sentiment de lire l’un de mes journaux intimes et au bout d’un moment, j’en ai eu ma dose. Il y a des livres qui s’adressent à tous et d’autres à un publique bien particulier. Je n’en fais pas parti mais une chose est certaine : nous le sommes tous à un moment ou à un autre.


   avr 30

Jusqu’aux derniers abois d’André Martel

Jusqu'aux derniers abois d'André Martel

Résumé : Novembre 2003. Julien est jugé et condamné pour le crime qu’il a commis un an plus tôt. Durant son incarcération, des messages anonymes lui parviennent. Quelqu’un n’admet pas qu’il s’en soit tiré avec une peine de prison et lui promet un châtiment à la mesure de son crime.

André Martel nous emmène aux Assises où nous assistons au déroulement du procès de son héros. Après avoir relaté quelques moments-clés de son incarcération, il nous fait partager les aventures les plus éprouvantes que vivra son personnage après sa libération de prison. Frissons garantis !

Mon avis : J’ai dévoré ce roman merveilleusement bien écrit (comme tous les autres Martel !). Il faut dire que tout y est : des personnages aux personnalités complexes, des scènes qui semblent défiler sous nos yeux et une écriture habituée au suspense. Ce qui m’a le plus impression du point de vue de l’écriture c’est que le personnage principal est loin d’être attachant mais pourtant, on le suit espérant quand même qu’ils s’en sortent. Est-ce le cas ? A vous de lire ! André Martel vous offre un roman où rien n’est à laisser.


   avr 16

Plus léger que l’air de Frederico Jeanmaire

plus-leger-que-l-air-jeanmaire

Résumé : Une vieille fille âgée de quatre-vingt-treize ans maintient enfermé dans sa salle de bains un adolescent qui a essayé de la voler. Elle lui précise d’emblée qu’il peut hurler à sa guise mais que cela sera sans effet. La seule condition à sa libération est d’écouter l’histoire de sa vie, parce que, au fond, cette compagnie « inespérée » permet à la vieille dame de pallier une solitude infinie et, sous couvert d’un certain moralisme, de laisser libre cours à une sorte de cruauté teintée de sadisme. Véritable suspense en huis clos, qui se termine sur un dénouement totalement inattendu.

Mon avis : un livre complètement tiré par les cheveux que j’ai trouvé superbe par son écriture mais un peu longuet. L’histoire de la mamie est bien moins intéressante que ce qu’elle vit au présent avec cet adolescent dans sa salle de bain. Cette conversation où l’on a les paroles de la femme mais pas du jeune garçon montre à quel point ces personnages sont cruels et à quel point on pourrait être à leur place tant l’on connait malgré nous chaque parole non rapportée du prisonnier. Je le recommande en période de ras-le-bol de lecture, quand tout nous paraît insipide.