«Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure.»

Cette phrase de Steve Jobs illustre à merveille ce que je souhaite vous dire, vous écrire plutôt, aujourd’hui. Il y a de cela quelques jours, j’ai exprimé un ras-le-bol concernant le statut d’auteur émergent. J’ai été très encouragé à faire ce que je croyais bon pour moi. Alors, je le fais.

Sur la toile, je me considère comme « active ». Bien sûr, il y a plus présent que moi mais je suis active dans le sens où je continue ma vie en dehors du virtuel. Avec cette activité, j’ai pu voir de belles choses : des auteurs créatifs qui m’inspirent, des jeunes gens qui se découvrent artistes, des associations de soutien aux auteurs ou à une autre cause. Mais, j’ai également vu des gens perdre leur temps en disant du mal des autres, en parlant à leur nombril de leur nombril, qui s’emportaient pour un oui ou pour un non et qui polluaient bien plus qu’ils ne servaient. A force de côtoyer ces deux catégories d’individus, je me suis rendu compte de deux choses terribles. La première, c’est que ce que je faisais pour les autres n’allait que dans un seul sens. Je pouvais partager plein d’informations sur des artistes ou des astuces que j’avais trouvé et en retour, je pouvais obtenir, au mieux, deux ou trois signes de reconnaissance, de partage. Sur plusieurs centaines de personnes qui en bénéficient, c’est léger… La deuxième chose que j’ai remarqué c’est que cette promotion et ce temps dépensé à apprendre et partager sur le monde du livre et de l’édition n’étaient rien d’autre que du temps perdu pour l’écriture.

Quand un auteur n’a plus le temps d’écrire, c’est qu’il fait fausse route. A mon avis. J’ai perdu ce plaisir dans la discussion sur mes écrits. Tout n’est fait que d’obligations. Je suis fatiguée de tout ça. J’ai donc décidé de me consacrer à l’écriture, de partager deux ou trois petits choses par-ci par-là sur Twitter car c’est là que j’en apprends de bonnes sur l’édition, de vous parler sur ce blog, de parler encore et toujours de mes livres sur mon site et ce sera tout, jamais sans rythme définis.

Je veux juste garder un rythme dans l’écriture. Et en période d’écriture, on se retire. Plus j’avance dans cet article et plus je me rends compte que ce ras-le-bol concerne un tout : internet. J’ai peut-être besoin de me déconnecter du virtuel… pour me connecter au réel.

8 thoughts on “«Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure.»

  1. « J’ai peut-être besoin de me déconnecter du virtuel… pour me connecter au réel. » -> et je t’encourage à le faire puisque nous n’existons véritablement que DANS le réel 🙂
    Ne perds pas courage et accroche-toi. Sois en harmonie avec toi-même et nous t’aimerons comme ça. Mon avis ne t’importe certainement pas, mais moi, je crois en toi 😉 Bises.

  2. Tu as bien raison! C’est ce que je me répète depuis des mois, c’est pour ça que j’ai repris le scrapbooking et les carnets de voyage papier. Je le fais par plaisir et pour garder une trace plus tard car internet c’est un peu du vent ( du côté, j’auto publie une livre et tout le monde va l’adorer!). C’est pour ça aussi que sur ma page Facebook, je fais un décompte des jours car je compte la supprimer. Internet, c’est bien mais ça bouffe les priorités! Moi aussi, je veux me désintoxiquer et me reconnecter avec ce qu’il y a d’important!

  3. J’avoue que la promotion de nos écrits nous bouffe un temps précieux que l’aurait pourrait davantage consacrer au Gribouillage. En fait, je préfère le partage des infos à la promotion (désormais) et préfère demeurer dans un cercle plus restreint. Prendre du plaisir et se perfectionner dans ce que l’on fait (écrire), constamment se lancer des défis concernant le Gribouillage: telle est ma manière à moi désormais de me consacrer à ma voix intérieure. Le brouhaha extérieur ne me laisse pas indifférente, certes mais je ne laisserai plus prendre le dessus sur ma passion.
    Poursuis ta voix intérieure, Charlotte! C’est important, on s’en rendra bien compte 🙂

    1. J’aime aussi beaucoup le partage des infos et c’est d’ailleurs pour ça que je suis sur Twitter. Je pense qu’il me faut trouver un juste milieu avec Internet. Il n’a pas tous les torts : je devrais réussir à me faire violence aussi.

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