Est-ce vraiment de l’encre ?

Que je tape à l’ordinateur ou que j’écrive au stylo ou au crayon, le résultat est le même : au bout d’un certain temps, je suis malade. Je me souviens, en 2011, alors que pendant 1h30 j’avais écrit la fin d’Adrien Poche d’une traite, je m’étais sentie très mal à la fin. J’étais dans un état d’absorption total avec mon texte et avais dû dépenser une quantité d’énergie élevée. Bref, pendant les trois jours qui avaient suivi la fin d’Adrien Poche, j’étais resté couchée. C’est depuis ce jour que je considère l’acte d’écrire comme un sport. Il faut de l’entraînement pour tenir la distance.

En commençant l’écriture de Nos vibrations, j’ai senti que j’étais sur une bonne lancée. Je n’avais presque rien écrit depuis vraiment longtemps hormis des textes très courts. Ne voulant pas perdre mon rythme (ni ma motivation et encore moins mon inspiration !), j’ai lancé mon Programme 65  jours. Sauf que les 3 et 4 juillet, j’ai écouté mon corps qui me disait « tu as des nausées depuis la première ligne de ce roman« . Et effectivement, en ne changeant qu’une seule chose (réduire l’écriture), tout est rentré dans l’ordre. J’ai écrit cet après-midi et… oh juste un peu vaseuse…

J’ai bien l’intention de continuer mon roman. J’avance quand même bien dans l’histoire et tous ceux qui écrivent le savent : il y a des étapes dans un livre, des scènes plus difficiles que d’autres à écrire. Mais je m’interroge : pourquoi cet état ?

Je sais que ce n’est pas le sujet de mon livre. En fait, depuis toujours, j’ai trois idées de romans :  un roman qui se passerait sur la route, une histoire d’amitié et un récit de crise existentielle. Avec Nos vibrations, je fais les trois à la fois. De quoi me donner le vertige. Je voudrais tellement qu’il soit réussi. Quant à écrire, c’est un acte vraiment intime. Je pars d’une base, d’une inspiration qui existe vraiment et ensuite, je m’éloigne de la réalité, pour parfois y revenir, parfois broder, parfois m’éloigner, parfois… C’est un acte fort et j’essaie de ne pas penser qu’un jour, il sera lu. Ne serait-ce que par quelques personnes de mon entourage.

Alors est-ce vraiment de l’encre que l’on utilise pour écrire ? Ou bien un peu de notre âme ?

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