Lilian,

Je ne sais plus comment j’ai découvert l’Ivre-Book mais je me souviens du jour où tu m’as appelé pour me dire que tu acceptais de prolonger la vie d’A jamais et de tout temps et de le publier sous tes couleurs. Qu’est-ce que j’étais fière ! La gamine qui l’avait écrit sept années avant cet appel faisait des bonds dans mon corps. Je me souviens aussi que tu avais détesté un autre texte présenté il y a deux ans. Et tu me l’as dit avec tellement de bienveillance que j’ai su que j’avais du talent mais pas dans ces derniers mots écrits. Alors j’ai bossé dur encore et encore…

Aujourd’hui, je ne peux pas te faire lire le résultat. Ça se trouve, tu n’aimerais toujours pas. Mais ton avis, ton œil, comptent pour moi. Je ne pense pas à L’ivre-Book (ou si peu…). Je pense à ta famille et à la montagne de livres que tu n’as pas encore lu. Réveilles-toi ! Par pour tes auteurs, pas pour ta boite. Pour Nathalie, tes enfants, tes amis et pour le monde. Parce que, je ne sais pas si tu as remarqué mais la balance entre les enfoirés et les gentils présents sur Terre commencent à pencher d’un côté et ce n’est pas le bon alors merci de rester encore avec nous. Déjà, parce que tu es jeune, ensuite parce que tes enfants le sont. Et pour finir, les auteurs ne vieillissent jamais. Nous serons toujours les auteurs de l’Ivre-Book même sans l’Ivre-book et nous avons besoin de toi pour écrire sérieusement sans nous prendre au sérieux.

« La vie est la source de la littérature et la littérature doit être fidèle à la vie. » (G.Xingjian)

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